Irène et Paul-Émile

Irène et Paul-Émile

Irène Nolin et Paul-Émile Couture se sont rencontrés à Lévis (Québec). Ils se sont mariés le 7 novembre 1934. Ils ont eu 17 enfants. 3 d'entre eux sont décédés à bas âge. Leur don de soi, leur persévérance, leur humilité en ont fait des êtres d'exception. Ce site n'est qu'un mince reflet de leur immense contribution à la société québécoise. BRAVO Irène, BRAVO Paul-Émile pour tout ce que vous avez accompli. Ne vous aimons d'une infinie tendresse. À jamais dans notre COEUR.
Le moment le plus important c'est le présent car si on ne s'occupe pas de son présent on manque son futur. Bernard Werber

mardi 20 janvier 2015

Vincent Couture



Lettre à mes grands-parents, Irène et Paul-Émile

“Le temps passe vite” Comment de fois vous ai-je entendu prononcer ces paroles? Souvent! Mais vous aviez raison… le temps passe vite, trop vite même…
Tellement vite que je n’ai pas eu le temps de vous dire quelque chose qui me tient vraiment à coeur. C’est pourquoi j’ai décidé de vous l’écrire aujourd’hui. Mieux vaut tard que jamais…
On se questionne souvent sur le sens de la vie: D’où est-ce qu’on vient?
Pourquoi sentons-nous le besoin de choisir tel ou tel métier? L’obligation de faire une chose ou une autre ?
D’où nous vient notre caractère? Tant de questions auxquelles il n’y a pas de réponse toute faite… Je me suis longtemps questionné à cet effet.
Pourquoi ai-je choisi une profession où je dois aider ceux qui sont les plus démunis? Ceux qui sont sans aucune défense? Pourquoi sens-je le besoin de défendre un ou une camarade qui est dans le pétrin?
J’ai trouvé une partie de la réponse en vous regardant… Je suis convaincu que vous avez légué à beaucoup de vos enfants et petits-enfants plusieurs de vos valeurs, ce qui était important pour vous. Je crois bien avoir eu la chance d’observer deux bons modèles. D’aucuns diront que vous ne pouvez à vous seuls avoir transmis tout cela…
Pour ma part, je pense que votre “rayonnement”, ce que vous avez transmis à mon père, à mes oncles et mes tantes a contribué à répandre ces bonnes volontés.
Je veux vous remercier pour les belles valeurs que vous m’avez transmises…. Pour les exemples que vous m’avez donnés : le don de soi, la générosité, le sens du devoir, le travail, l’importance de la famille, la persévérance, l’altruisme et tant d’autres valeurs humaines.
Maintenant, quand j’aide un petit enfant qui a vraiment beaucoup de difficultés ou un grand délinquant, quand je  prends la défense d’une camarade syndiquée, je me dis que c’est bien grâce à vous que je le fais et que je prends plaisir à le faire.
Cette lettre en est une de remerciement. Je veux vous remercier pour ces valeurs. Je veux vous remercier pour votre vision du sens de la vie, pour le sens que vous avez donné à la mienne…
Je n’ai rien à faire d’une ……. coupl’ de cent piasses… ce que vous m’avez légué vaut mille, voire cent mille fois plus !
Dans ma profession, on apprend que chaque personne comprend et conçoit la réalité d’une façon qui lui est propre. Ainsi, avons-nous des perceptions différentes d’un même événement, d’une même situation, d’une même notion.
Ces derniers temps, j’ai compris qu’il était bien possible de comprendre de bien des façons la conception d’un héritage.
Je vous écris aussi parce que je m’inquiète. Je ne sais pas si, d’où vous êtes en ce moment, vous avez un quelconque pouvoir sur ce qui se passe ici. J’aime à le croire, mais personne ne peut en avoir la certitude.
Néanmoins, je suis convaincu que le plus grand héritage que vous avez laissé à chacun de vos descendants réside en EUX… je crois que s’ils ont recours à ce que vous avez été, ce que vous êtes encore dans nos cœurs, ainsi vous aurez eu une influence qui aura outrepassé votre vivant.
Je vous remercie encore et j’essaierai de le faire à chaque jour qu’il me sera donné de voir.
Votre petit-fils qui vous aime.
Vincent, xx
28 mai 2001
 
M_E_R_C_I  Vincent

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